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RAPPORTS DE VOYAGEVoyage au Japon octobre 2006A cause d’une panne technique à mon ordinateur portable, il m’a été impossible de transmettre mon journal de voyage. Je suis entretemps rentré et dès lors ne donnerai s plus mes impressions sous forme de journal. Je evous ferai part de mes principales expériences et acquisitions. Par mesure de prévention, je me suis borné, cette année, à acheter mes kois chez le moins d’éleveurs possibles. Mon choix a été porté sur les éleveurs que je sélectionnais sur base de mon expérience quant à leur professionnalité, les variétés offertes et le niveau de qualité et du prix, mais principalement en fonction de l’état de santé des kois. Il est évident que plusieurs éleveurs peuvent répondre à mes exigences, mais étant donné que je voulais me limiter dans le nombre de fournisseurs, j’ai été dans l’obligation d’opérer un choix. Choguro: “ Mais ils sont tous blancs!”Chez cet éleveur on est sûr d’une chose: qu’il nage des kois blancs! Je trouve néanmoins toujours passionnant de sélectionner dans cette profusion de platinas, les meilleurs exemplaires. Et maintenant, retour à la couleur! Marudoh: “ Faut-il encore des jumbos ?”Marudoh est un éleveur plein d’ambition qui progresse chaque année, aussi bien sur le plan de la qualité que sur celui de sa professionnalité. Etant donné qu’on y récolte quotidiennement, nous rendons plus d’une fois visite à cet éleveur, au cours de notre voyage. Les premières récoltes que nous inspectons, sont celles des nisais. Les « bodys » des nisais de haute qualité sont réellement impressionnants. Je me demande à quoi ces meilleurs résultats de croissance sont dus. De nouveaux parents ? Des températures plus élevées? Nous sélectionnons chez Marudoh une quinzaine de nisais jumbo, dont 13 femelles. Notre sélection ne porte pas tellement sur le dessin, mais en premier lieu sur la qualité, pour la raison que c’est en l’occurrence l’unique critère correct dans une sélection adéquate de kois de grande beauté, dont on veut jouir des années durant ! Grâce à nos excellents rapports avec cet éleveur, nous avons l’honneur de pouvoir assister à la récolte des meilleurs sansais & yonsais. ( 3 et 4ans). Nous n’avons pas pu résister à acheter 3 kohakus haute gamme, dont un restera encore quelques années au Japon. Deux exemplaires de koishowés trouveront encore cet automne le chemin de notre établissement; finalement, je me suis procuré un beau showa de très grande qualité et un showa jumbo (une aubaine). Les kois que nous avons sélectionnés chez Marudoh , sont chacun des kois destinés aux connaisseurs qui comptent vieillir simultanément avec leurs poissons, dans ce hobby plein de défis! Makoto Shoji: Brown sugar!Makoto est le fils et successeur de Tanaka Shoji de la Marusyo koifarm. La première fois que nous y passons, Makoto-san est occupé à décharger la récolte de sansais. Cette année, les kois nisais sont répartis dans deux bassins. Après le travail de sélection, nous sommes invités à consommer une “ramen “(soupe de nouilles). La récolte avec les Kataokas !Taro et Masahito (Ma’tcho) Kataoka de la Oya koifarm ne se sont pas bornés à ne rien faire, ces deux dernières années. Le tremblement de terre leur a fait perdre leur plus grande serre de kois, une grande partie de leur stock et la plupart de leurs étangs de croissance, si importants dans l’élevage. Quelqu’un qui n’est pas au courant de ces événements, ne peut même plus se rendre compte aujourd’hui de ce qui s’est passé. Les Kataokas ne se font pas d’illusions et se rendent bien compte qu’ils devront tout mettre en œuvre dans les années à venir pour obtenir les meilleurs résultats d’élevage afin de parer à la concurrence des centaines d’autres éleveurs au Japon. A l’heure actuelle, ils élèvent principalement des sankes, des showas et des kikokuryus. La plupart des kois se vendent dès à présent comme des tosais, bien qu’ils projettent de vendre dans un avenir proche, de beaux nisais et sansais. Quand Matcho nous invite à le joindre à la pêche dans ces étangs de croissance, nous n’hésitons pas un seul instant. Ce n’est non seulement une agréable expérience, mais également une leçon riche en savoir! Quand Jan et moi mettons nos cuissardes bleues, nous nous sentons des vrais de vrais!
L’étang de croissance est situé à un endroit isolé, au milieu des splendides montagnes vertes, typiques pour la région. Nous passons alors aux choses sérieuses: la sélection des kois. Dans un bassin vont les kois standard destinés à la vente, dans l’autre les nisais de haute qualité. Les tategois (kois à potentialité d’avenir, qui demeurent au Japon pour y croître) sont gardés séparément pour être acheminés vers un endroit de stockage secret. Nous faisons très attention à la façon dont les kois sont sélectionnés et où on les met et essayons dans la mesure du possible, de le deviner. Nous sélectionnons ensuite quelques beaux benis et ki kikokuryus et découvrons encore un ging rin Sanke spécial. Merci aux Kataokas pour cette belle expérience. |