RAPPORTS DE VOYAGE

Voyage au Japon octobre 2006

A cause d’une panne technique à mon ordinateur portable, il m’a été impossible de transmettre mon journal de voyage.
Je m’excuse pour les éventuels inconvénients que vous avez, en tant que “toxicomanes des kois” dû subir, suite à cet incident . Mais, tout s’arrange et voici donc votre «  koi shot » !

Je suis entretemps rentré et dès lors ne donnerai s plus mes impressions sous forme de journal. Je evous ferai part de mes principales expériences et acquisitions.

Par mesure de prévention, je me suis borné, cette année, à acheter mes kois chez le moins d’éleveurs possibles.

Mon choix a été porté sur les éleveurs que je sélectionnais sur base de mon expérience quant à leur professionnalité, les variétés offertes et le niveau de qualité et du prix, mais principalement en fonction de l’état de santé des kois.

Il est évident que plusieurs éleveurs peuvent répondre à mes exigences, mais étant donné que je voulais me limiter dans le nombre de fournisseurs, j’ai été dans l’obligation d’opérer un choix.

Choguro: “ Mais ils sont tous blancs!”

Chez cet éleveur on est sûr d’une chose: qu’il nage des kois blancs!

Je  trouve néanmoins toujours passionnant de sélectionner dans cette profusion de platinas, les meilleurs exemplaires.
A mon arrivée, Choguro San a rendu la sélection vraiment captivante en présentant à côté des bassins traditionnels contenant des nisais high quality, un bassin distinct où nagent presque uniquement des tategois femelles.
Elles sont plus chères que les nisais communs, mais en les voyant nager seules dans une bassine bleue, on pressent qu’elles ont un avenir prometteur (du point de vue de leur croissance et développement). 
On louche un peu en observant cette masse blanche, mais, avouons, qu’on y acquiert pas mal de savoir en matière de kois …
Je me décide à sélectionner un box de chaque qualité, bien qu’il ne soit pas aisé de sérier par après au magasin!
Le lendemain, cet éleveur récoltera les platinas de plus grande taille et de haute qualité. Je prends rendez-vous pour cette occasion unique et nous sommes les premiers à pouvoir choisir, lorsque le camion est déchargé.
Je sélectionne trois splendides platinas, discute du prix et les achète finalement.

Et maintenant, retour à la couleur!

Marudoh: “ Faut-il encore des jumbos ?”

Marudoh est un éleveur plein d’ambition qui progresse chaque année, aussi bien  sur le plan de la qualité que sur celui de sa professionnalité. Etant donné qu’on y récolte quotidiennement, nous rendons plus d’une fois visite à cet éleveur, au cours de notre voyage.


Les premières récoltes que nous inspectons, sont celles des nisais.
Je remarque tout de suite qu’ils ont une plus grande taille que l’année passée.
La taille moyenne est d’environ 50cm; les plus grands exemplaires atteignent les 60cm.

Les « bodys » des nisais de haute qualité sont réellement impressionnants.

Je me demande à quoi ces meilleurs résultats de croissance sont dus. De nouveaux parents ? Des températures plus élevées?
Lors d’un entretien intéressant avec Marudoh-san, j’ ai pu en découvrir les raisons. Je réserve mes commentaires aux clients de l’établissement. Je vous conseille donc de passer nous voir. Les nisais de Marudoh sont subdivisés en trois qualités. Le prix est en grande partie fixé sur base des facteurs suivants: le sexe (les mâles sont nettement moins chers que les femelles, toutes des kois), la qualité de la peau, le « body » et principalement la qualité du beni ( ce qui ne signifie pas que le beni doit nécessairement être rouge !!!). Ici aussi, rendez-vous chez Kim’s Koi pour plus d’informations.

Nous sélectionnons chez Marudoh une quinzaine de nisais jumbo, dont 13 femelles.
Il s’agit d’un tancho kohaku, 1 gin rin kohaku et pour le reste, des gosankes.


Notre sélection ne porte pas tellement sur le dessin, mais en premier lieu sur la qualité, pour la raison que c’est en l’occurrence l’unique critère correct dans une sélection adéquate de kois de grande beauté, dont on veut jouir des années durant !
Quand on garde ces kois dans les conditions appropriées, ils peuvent facilement atteindre 80 cm !

Grâce à nos excellents rapports avec cet éleveur, nous avons l’honneur de pouvoir assister à la récolte des meilleurs sansais & yonsais. ( 3 et 4ans).
Ce fut vraiment une expérience grandiose que je n’oublierai jamais.



Nous n’avons pas pu résister à acheter 3 kohakus haute gamme, dont un restera encore quelques années au Japon. Deux exemplaires de koishowés trouveront encore cet automne le chemin de notre établissement; finalement, je me suis procuré un beau showa de très grande qualité et un showa jumbo (une aubaine).



Les kois que nous avons sélectionnés chez Marudoh , sont chacun des kois destinés aux connaisseurs qui comptent vieillir simultanément avec leurs poissons, dans ce hobby plein de défis!

Makoto Shoji: Brown sugar!

Makoto est le fils et successeur de Tanaka Shoji de la Marusyo koifarm.
Une visite à cette farm figure toujours à notre agenda; il s’agit d’un de nos fournisseurs préférés de chagois, de gin rin chagois et de variétés d’ochiba.

La première fois que nous y passons, Makoto-san est occupé à décharger la récolte de sansais.
Profiter d’une telle occasion est unique pour un « koihunter », certainement quand on est à la recherche de telles variétés. J’arrive finalement à sélectionner 2 gin rin ochibas ( vraiment de beaux ” bling bling  gin rin”) , 1 chagoi, couleur chocolat et 1 ging rin chagoi.


Cette année, les kois  nisais sont répartis dans deux bassins.
Les kois nagent par niveau de qualité : les variétés dans les bassins sont essentiellement des chagois, gin rin chagois, et des soragois, kinki utsuris, shusuis.
Bien que je puisse obtenir un prix moins élevé en sélectionnant tout simplement par variété, je décide néanmoins de sélectionner dans le bassin le plus cher, où nagent les meilleurs kois, principalement des nisais femelles !

Après le travail de sélection, nous sommes invités à  consommer une “ramen “(soupe de nouilles).
Qu’il est agréable de pouvoir être ici!

La récolte avec les Kataokas !

Taro et Masahito (Ma’tcho) Kataoka de la Oya koifarm ne se sont pas bornés à ne rien faire, ces deux dernières années. Le tremblement de terre leur a fait perdre leur plus grande serre de kois, une grande partie de leur stock et la plupart de leurs étangs de croissance, si importants dans l’élevage.

Quelqu’un qui n’est pas au courant de ces événements, ne peut même plus se rendre compte aujourd’hui de ce qui s’est passé.
Grâce à la ténacité et au courage japonais, mais aussi, grâce à l’aide conséquente des autorités (et aux prêts des banques, évidemment!), ils ont construit entretemps deux nouvelles serres de kois et une maison neuve; la plupart des étangs de croissance ont également été reconstruits.
Sur la route vers leur établissement, on voit toujours des ouvriers des services publics occupés à la fortification des pentes des montagnes, dans le but d’empêcher de nouveaux affaissements de terrain, en cas de tremblements de terre ou de typhons éventuels.

Les Kataokas ne se font pas d’illusions et se rendent bien compte qu’ils devront tout mettre en œuvre dans les années à venir pour obtenir les meilleurs résultats d’élevage afin de parer à la concurrence des centaines d’autres éleveurs au Japon.

A l’heure actuelle, ils élèvent principalement des sankes, des showas  et des kikokuryus.

La plupart des kois se vendent dès à présent comme des tosais, bien qu’ils projettent de vendre dans un avenir proche, de beaux  nisais et sansais.
La santé et la bonne forme des kois priment !

Quand Matcho nous invite à le joindre à la pêche dans ces étangs de croissance, nous n’hésitons pas un seul instant. Ce n’est non seulement une agréable expérience, mais également une leçon riche en savoir!


Quand Jan et moi mettons nos cuissardes bleues, nous nous sentons des vrais de vrais!


Le soleil brille, ce qui nous oblige à pincer les yeux,  les rendant ainsi bridés.
Jansan et Kimsan leady to halvest!

L’étang de croissance est situé à un endroit isolé, au milieu des splendides montagnes vertes, typiques pour la région.
Dans cet étang nagent environ  300 nisais, que nous repêchons, après avoir baissé le niveau d’eau, l’un après l’autre pour les mettre dans une bassine bleue et les charger ensuite sur la   “Keitaro” (Petit pick-up 4 x 4 japonais) et les transporter finalement à la koifarm.

Nous passons alors aux choses sérieuses: la sélection des kois. Dans un bassin vont les kois standard destinés à la vente, dans l’autre les nisais de haute qualité. Les tategois (kois à potentialité d’avenir, qui demeurent au Japon pour y croître) sont gardés séparément pour être acheminés vers un endroit de stockage secret.

Nous faisons très attention à la façon dont les kois sont sélectionnés et où on les met et essayons dans la mesure du possible, de le deviner.
Il est remarquable que les tategois sont à 95 % des femelles ; les quelques mâles retenus seront destinés ultérieurement à un koishow ou à l’élevage.
Bien que ces kois ne semblent pas intéressants du point de vue commercial, nous décidons tout de même d’acheter deux tategois : ce sont quand même les kois les plus captivants.

Nous sélectionnons ensuite quelques beaux benis et ki kikokuryus et découvrons encore un ging rin Sanke spécial.

Merci aux Kataokas pour cette belle expérience.







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